Veracruz, la fête à chaque coin de rue

March 15th, 2013  |  Published in Feature, Tourisme

Fondée par Hernán Cortés en 1519, Veracruz est la première ville sur le continent, point de départ de la conquête de nombreux trésors, terres et âmes qui la rendirent riche et puissante, mais pas au point d’éviter les récurrentes incursions des pirates. «La quatre fois Héroïque» résume et se vante de son histoire en se nommant ainsi en souvenir de tout autant de moments culminants de la vie de la nation indépendante.

La ville de Veracruz a non seulement été le premier port du Mexique, mais elle reste le plus important et le plus joyeux du pays. Veracruz a toujours connu cette ambiance chaleureuse et tapageuse qui fait de chaque jour de l’année un carnaval.

Le port « Jarocho » ouvre les portes du Mexique au monde depuis le cœur du Golfe du Mexique qui partage les eaux et l’ambiance avec La Havane, Miami et les Caraïbes. Même si son centre historique ne compte que quelques pâtés de maisons, toute visite à Veracruz doit s’étendre vers le sud, vers Boca del Río : sur ce trajet se trouvent les plages et les palmiers ivres de soleil que chantait Agustín Lara. Ici l’hiver est inconnu et le « norte » est, plutôt que le point cardinal, le vent qui souffle parfois violemment de cette direction.

À 43 kilomètres au nord-est de Veracruz, l’ancien établissement indien de Cempoala, fut le site du premier affrontement d’importance entre le conquistador espagnol Hernán Cortés et les natifs Totonaques dirigés par le célèbre “gros cacique”, en référence à sa corpulence. Actuellement les vestiges archéologiques consistent en une grande pyramide, les temples Las Caritas, de Las Chimeneas et du Dios del Aire. Le touriste a également accès au summum de l’art Totonaque à El Tajín, situé à environ 235 kilomètres de Veracruz. Là se distingue la monumentale Pyramide de Los Nichos, entre d’autres vestiges fort intéressants.

La douane maritime, la gare ferroviaire et le bâtiment de la poste et des télégraphes datent de la Nouvelle-Espagne. La cathédrale est de style néoclassique, le palais municipal et ses arcades sont intéressants et les exemples les plus représentatifs de ce que fut le port assiégé pendant l’époque coloniale sont le Bastion de Santiago et le Fort de San Juan de Ulúa.

À seulement 15 kilomètres de San Andrés Tuxtla, les amoureux de la nature pourront faire des promenades et admirer le Salto de Eyipantla, impressionnante cascade de 50 mètres de hauteur. Une autre possibilité est de visiter le lac de Catemaco, l’un des panoramas les plus spectaculaires du Mexique.

Ce sont les fêtes du carnaval qui sont les plus représentatives du port. Le climat, ses habitants, la musique créent une ambiance attrayante, unique dans tout le pays. Tout au long de l’année, la place d’armes est la précieuse scène où écouter l’orchestre et danser un danzón comme le veut une agréable tradition.

Les lugubres cachots du Fort de San Juan de Ulúa, la Place Reforma, la Chapelle du Cristo del Buen Viaje, dédiée traditionnellement aux mulâtres dévots, sont empreints de légendes et d’histoires. On peut dire, que tout le port est histoire et enchantement qui peut être savouré lors du trajet en tramway.

Le Museo de la Ciudad propose d’intéressantes expositions et le Museo de Agustín Lara, en honneur du vénéré chanteur éponyme surnommé le « Flaco de Oro », vous surprendra par son exotisme.

Zone archéologique El Tajín