Zacatecas, un riche patrimoine culturel

February 11th, 2013  |  Published in Feature, Tourisme

 

Zacatecas étant l’une des trois villes coloniales par excellence du Mexique avec Oaxaca et Puebla, ce que propose ce lieu en matière architecturale est extrêmement riche et varié, tout particulièrement si l’on débute la visite par sa Cathédrale à la façade en pierre de taille rose finement taillée, le magnifique ancien couvent de San Francisco et l’église baroque de Santo Domingo.

Rien que pour ses musées, son architecture et ses collections, il est indispensable de visiter Zacatecas. Ne manquez pas de voir les musées Rafael Coronel, Pedro Coronel, Francisco Goitia, Manuel Felguérez et le musée Zacatecano. De plus, à une courte distance de la ville on trouve le musée Virreinal de Guadalupe et le musée archéologique de La Quemada.

La tradition en matière d’artisanat à Zacatecas réside essentiellement dans le travail d’objets en argent ou en cuir. Il est possible d’acquérir cet artisanat dans le marché qui se trouve à côté du musée de la « Toma de Zacatecas », sur les hauteurs de la colline de la Bufa.

Classée au patrimoine culturel de l’Humanité de l’UNESCO en 1993, Zacatecas permet de visiter une mine sur les flancs de la colline de « El Grillo » où, à bord d’un train qui rappelle ceux utilisés pour l’extraction du minerai, vous vous enfoncerez dans des tunnels pour ensuite parcourir à pied des galeries tout en suivant les explications d’un guide sur les conditions et techniques de travail depuis l’époque coloniale jusqu’à 1964, date de la fermeture de l’exploitation.

Habituée depuis sa fondation à être une ville frontière, Zacatecas fut hier la limite nord de la culture méso-américaine et le bastion de la Conquête dans son avancée vers le Nord. Aujourd’hui, la ville partage le dynamisme industriel des habitants du Nord et l’attachement aux traditions caractéristiques du Sud.

Fondée en 1546 par le soldat Juan de Tolosa, Zacatecas fut l’une des plus importantes capitales de la Nouvelle-Espagne : les Franciscains contrôlaient depuis ses murs 58 couvents, atteignant le sud des États-Unis. En 1715, on y recensait 40.000 habitants. Après le siècle de guerre qui débuta avec l’Indépendance, elle ne devait retrouver ce chiffre que vers la fin des années soixante-dix. Témoin de sa vocation moderne est le fait qu’en 1857 elle connut son premier atelier photographique et, sous le regard de passants ébahis, la première automobile y circula en 1902. Le 23 juin 1914, elle fut prise par Francisco Villa, en ce qui constitua l’une des batailles décisives de la Révolution.

À quelque 50 km au sud se trouve la surprenante zone archéologique de La Quemada qui fleurit à partir de l’an 300 de notre ère et qui entretenait des relations commerciales avec la lointaine Teotihuacán.